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La folle journée de Macron à Jérusalem

Marie-Armelle Beaulieu
4 mars 2020
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Les présidents Chirac et Macron auront, au cours de leurs visites en Vieille ville de Jérusalem, visité les mêmes lieux. Celle du président Chirac avait été qualifiée de «privée» mais elle était prévue. Celle du président Macron n’était pas au programme et fut ponctuée d’interviews. L’occasion de faire passer quelques messages bienvenus, vus d’ici.


©MarcIsraelSalem/Pool

Emmanuel Macron est venu en Israël les 21 et 22 janvier à l’invitation des autorités israéliennes pour le 5e Forum sur la Shoah. La matinée du mercredi 22 fut protocolaire. Le président français rencontra d’abord à sa résidence M. Netanyahou, Premier ministre de l’État d’Israël. Les deux hommes passèrent en revue divers sujets régionaux comme l’Iran (où ils sont en désaccord), l’Irak, la Syrie, le Liban, la Turquie, la Libye. Lors de cet échange, Netanyahou évoqua le premier un sujet qui devait par la suite devenir brûlant ; à Macron le Premier ministre israélien demanda «de traiter la question de l’assassin de Sarah Halimi».

Une question agite les réseaux sociaux (amusés) : le drapeau derrière les deux hommes d’État est-il bien celui de la France ?


 

©Haim Zach/GPO

Ambiance cordiale quand le président Macron se rend chez son homologue le président israélien Reuven Rivlin, encore qu’à titre similaire leurs fonctions diffèrent. La fonction présidentielle israélienne est principalement cérémoniale, toutefois il a le pouvoir de gracier des criminels et surtout celui de désigner le Premier ministre chargé de former un gouvernement après des élections.

Lors d’une conférence de presse commune le président israélien a salué l’adoption de la définition non-contraignante de l’antisémitisme de l’IHRA (voir TSM 665). De son côté Emmanuel Macron réaffirmait (et précisait) «L’antisionisme, lorsqu’il est la négation de l’existence d’Israël comme État est un antisémitisme». Les deux hommes ont aussi évoqué nombre de dossiers internationaux liés à la région.


 

©AFP / Ludovic Marin

Sur la feuille de route remise aux journalistes, l’après midi devait commencer par une longue visite à Sainte-Anne, Domaine national français. Le président devait y arriver par la Porte des Lions à 13h00, commencer une visite à 13h15 pour passer à table à 13h45 avec des représentants de communautés chrétiennes.

C’était sans compter sur les écarts – parait-il habituels – aux agendas du président. D’abord il a voulu rencontrer Benny Gantz le plus sérieux opposant à Netanyahou lors des prochaines élections (mars 2020). Il a déjà une heure de retard sur le programme initial. Mais surtout c’est de la Porte de Jaffa qu’il entre en Vieille ville et annonce déjà une halte au


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